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«Prélude présidentiel sous la bataille de l’AMF»

CONTRE-POINT – Si la bataille pour la présidence de l’Assemblée des maires de France est éminemment politique, elle symbolise également un espoir de recomposition orchestré depuis l’Élysée.

Une OPA macroniste sur les maires de France? L’image est, à tout le moins déformée. Elle n’en est pas moins significative de la volonté présidentielle de continuer à «faire travailler la poutre», selon la célèbre formule de son ancien premier ministre, Édouard Philippe.

Si la bataille pour la présidence de l’Assemblée des maires de France est éminemment politique, elle obéit à d’autres critères que celui du simple rapport de force partisan. Dans l’ensemble du paysage institutionnel, l’AMF est le cénacle ou La République en marche pèse le moins. Les municipales de 2020 avaient en effet tourné au fiasco pour le parti présidentiel. D’ailleurs, en termes d’étiquette, le match qui oppose David Lisnard à Philippe Laurent est un match droite-droite. Le maire de Cannes est LR, celui de Sceaux est UDI, le parti centriste généralement allié à LR.

Plus encore, Laurent n’est pas un macroniste estampillé. À l’Élysée, où l’on se défend d’être à la manœuvre dans cette élection, on met même quiconque au

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