mercredi, août 10, 2022
25.3 C
Nantes

une fois encore, l’inconnue périlleuse du jour d’après»

CONTRE-POINT – Les indépendantistes ne participeront pas au scrutin du 12 décembre, mais ils n’empêcheront pas son organisation. C’est le signe qu’ils ne sont pas dans une logique de la terre brûlée. Quoi qu’il arrive, c’est avec Paris qu’il faudra bien construire la suite.

C’est un peu le monde à l’envers. Ce troisième référendum, ce sont les indépendantistes qui l’exigeaient ; ce sont eux aujourd’hui qui le boycottent. Quant aux loyalistes, ils ne le réclamaient pas ; ils applaudissent à son maintien. D’où ce paradoxe: le vote du 12 décembre devait être serré ; il n’y a désormais plus aucun suspense. Mais jamais l’avenir de l’archipel n’a paru aussi incertain.

Pour comprendre, il faut revenir au long processus de «décolonisation» lancé par l’accord de Nouméa de 1998, lui-même fruit de l’accord de Matignon de 1988. Après des transferts progressifs de souveraineté, un référendum devait poser la question ultime de «l’accès à la pleine souveraineté» de la Nouvelle-Calédonie, et d’un «État indépendant». En novembre 2018, le non s’est imposé par 56,7 %. Un second vote était prévu. En octobre 2020, le non l’a à nouveau emporté, mais avec une marge plus étroite (53,3 %).

Un troisième référendum était possible, mais pas obligatoire. Ce sont les indépendantistes qui

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 68% à découvrir.

Cultiver sa liberté, c’est cultiver sa curiosité.

Abonnement sans engagement

Déjà abonné ?
Connectez-vous

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici