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«Je crains une société de contrôle sanitaire»

ENTRETIEN – Le député de Paris s’oppose au projet de loi de «vigilance sanitaire» présenté par le gouvernement, pour recourir au passe sanitaire jusqu’au 31 juillet 2022, face au Covid-19.

Député La République en marche (LREM) de Paris, Pacôme Rupin est hostile au principe du passe sanitaire et estime que «nous ne devons pas nous habituer à des mesures d’exception».

LE FIGARO. – Le gouvernement veut pouvoir recourir au passe sanitaire jusqu’au 31 juillet 2022, à travers le projet de loi qui devait être adopté mercredi soir par l’Assemblée nationale. Pourquoi vous y opposer?

Pacôme RUPIN. – Je crains une société de contrôle sanitaire. Une société où la santé primerait sur les libertés. C’est ce qui est en jeu avec la prolongation du passe. Quand le gouvernement parle de «vigilance sanitaire», ce n’est pas approprié. Jusqu’à quand doit-on rester vigilant? Quand il parle simplement de se doter d’une «boîte à outils», il oublie que ce sont des outils dérogatoires. Nous ne devons pas nous habituer à des mesures d’exception.

Face aux anti-passe, l’exécutif met en avant la «majorité silencieuse» des près de 50 millions de personnes doublement vaccinées, qui utilisent le passe sanitaire.

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