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«Une figure centrale, un parti annexe»

CONTRE-POINT – La Ve République est à la fois la chance et le handicap d’Édouard Philippe.

Édouard Philippe voit loin – à l’horizon 2050. Mais il doit agir vite pour définir sa place dans la majorité sortante et, plus encore, celle qui résulterait d’une éventuelle réélection d’Emmanuel Macron.

Le maire du Havre est dans une position paradoxale. Il est la personnalité politique française la plus populaire du moment, ce qui rend son expression attendue, écoutée, parfois même redoutée. Et de ce point de vue, le lancement de son parti, Horizons, a été un succès ; en tout cas l’événement politique de la semaine. Mais, de chef de la majorité qu’il fut durant trois ans, il est contraint, pour exister, de se contenter d’une place d’ailier droit.

Ce rôle est nécessaire. Édouard Philippe a doublement raison quand il rappelle qu’en dépit des sondages rassurants du moment, la réélection d’Emmanuel Macron «n’est pas acquise» et qu’«aucun président n’a été réélu sur un rétrécissement». La partie se jouera donc en 2022 sur la capacité d’attirer des électeurs – et pas uniquement des élus, non

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